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Photo : Nicolas Felix

Groupama C de retour sur l’eau

Groupama C est de retour sur l’eau pour une séance d’entrainement et de test. On peut noter que les foils ne sont pas les mêmes qu’à Falmouth. Ils n’ont pas les « S » en haut. Des bandes oranges ont également été rajouté sur l’aile, certainement pour analyser la forme de l’aile en vidéo. On devrait en savoir plus bientôt.

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Photos : Groupama
Rencontre avec Jérémie Lagarrigue et Denis Horeau. Par CupLegend

Tous les passionnés de l’America’s Cup ont entendus parler de la Little Cup ou Petite Coupe. Jérémie Lagarrigue CEO et manager d’Hydros et Denis Horeau, Directeur sportif ont bien voulu nous rencontrer dans le cadre de la Société Nautique de Genève qui accueillera la Little Cup en septembre 2015.

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Photos : Yvan Zedda/Groupama Sailing team

Un peu d’histoire
Depuis 1961, la Little Cup est le laboratoire de sa grande sœur : l’America’s Cup. La dernière édition qui a vu la victoire d’Oracle lui doit beaucoup notamment pour la conception des ailes rigides et la navigation sur foils. L’organisation de la prochaine édition qui aura lieu à Genève en 2015 a été confiée à Hydros qui a pour ambition de contribuer au développement international des Classe C dans les années à venir. Véritable compétition de voile internationale, la Little Cup est surtout le rendez-vous où les technologies de demain sont testées, opposées, comparées et validées. Elle symbolise depuis ses débuts, la recherche fondamentale et le développement technologique sans limites, à une échelle humaine. La Little Cup se courent sur les Classe C, des catamarans pilotés par deux équipiers, qui doivent mesurer 7,62 x 4,26 m au maximum avec une surface de toile qui ne doit pas excéder 27,8 m2, forçant les concepteurs à explorer les techniques et les matériaux les plus novateurs.  Sur un plan sportif ce championnat est incontournable : il accueille les plus grands noms de la voile internationale ainsi que des participants de la Coupe de l’America.

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La Little Cup s’appelait initialement International Catamaran Challenge Trophy (ICCT) puis  International C Class Catamaran Championship (ICCCC). Le surnom de Little America’s Cup (LAC) ne date pas de la 33ème édition de l’America’s Cup mais dès sa création en retenant le principe du Defender et des Challengers. La LITTLE CUP est désormais le nom officiel du Championnat du monde des Catamarans de la Classe C.

“La Little Cup n’est pas seulement un championnat du monde ! C’est 2 ans de conception, de développement et les meilleurs équipages capables de maîtriser ces voiliers à la pointe de la technologie.”

La dernière édition a eu lieu en 2013 à Falmouth et a été remporté par Franck Cammas. Au terme de la Little Cup 2013, le Président de la Classe C – Steve Clark – a officiellement remis la flamme de la classe à Jérémie Lagarrigue, CEO et manager d’Hydros. Au cours d’une conférence de presse à la Société Nautique de Genève le 30 Avril dernier, la 27ème édition a été officiellement lancée en présence de Thierry Lombard, Associé-gérant du Groupe Lombard Odier et partenaire historique d’Hydros, Philippe Durr, figure incontournable de la voile lémanique et parrain officiel de la Little Cup Geneva 2015, Steve Clarck, Président de la Classe C, Franck Cammas, champion du monde de Class C, Jérémie Lagarrigue  vice-champion du monde de Class C et CEO d’Hydros, Denis Horeau, Directeur de Course et enfin Vincent Hagin, président de Swiss Sailing. La compétition se tiendra à Genève du 12 au 19 septembre 2015.

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Entretien avec Denis Horeau et Jérémie Lagarrigue

Cuplegend : Quelles sont les spécificités de la Little Cup ?
Denis Horeau : C’est une compétition de passionnés qui a une longue histoire depuis ses débuts en 1961. C’est une compétition à taille humaine à un coût relativement bas et où la notion de partage est importante. Les bateaux ne sont pas grands ni trop lourds. Tout est minimaliste sauf l’esprit qui ne l’est pas : la recherche n’est pas minimaliste. Elle ne s’est jamais arrêtée depuis le début.

Cuplegend : Tu officies depuis maintenant plusieurs éditions comme directeur sportif sur le Vendée Globe, pourquoi venir aussi sur la LittleCup ?
DH : D’abord je n’habite pas très loin même si je suis de l’autre côté de la frontière. Je viens surtout apporter une vision complète d’un évènement, pour le développer tout en lui gardant ses spécificités.

Cuplegend : Quels sont les objectifs que vous vous êtes donnés ?
DH : Nous voulons donner à cet évènement une consistance beaucoup plus professionnel, l’ancrer en Europe du Centre pour séduire plus de nations et d’équipes comme des équipes allemandes, italiennes, espagnoles, portugaises, danoises en plus des autres nations présentes régulièrement. Il faut la développer et pour cela la Litte Cup doit s’ouvrir au public en faisant partager son histoire et les technologies développées. Nous visons une dizaine de nations et entre 10 et 15 équipes.

Cuplegend : Depuis 1961, il doit justement y avoir beaucoup d’histoires à raconter…
DH : Il y a eu plusieurs périodes sur la Little Cup qui ont été aussi riches les unes que les autres en termes d’avancées technologiques. Si on veut intéresser le public, nous devons redonner de la culture à l’évènement. C’est pourquoi, nous avons décidé de faire un livre sur la Little Cup qui retracera l’histoire des foils et celle des ailes rigides et sera prolongé par une  exposition en partenariat avec l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) qui portera le discours scientifique.

Cuplegend : Jérémie, tu es vice-champion du monde de Class C au sein du team Hydros qui porte maintenant l’événement et dont tu es le CEO. Quel sont vos objectifs au sein d’Hydros ?
Jérémie Lagarrigue : Chez Hydros on travaille sur l’efficience énergétique. Notre rôle est de transférer les technologies développées dans les compétitions de voile pour les adapter à l’industrie. C’est par exemple des études en CFD qui permettent de travailler sur des projets visant à améliorer le rendement des parcs éoliens où on peut espérer un gain de 30% ou bien encore le transport maritime et notamment les porte-conteneurs où l’on pourrait diminuer la consommation de fioul qui représente un marché de plusieurs milliards de dollars. Nous travaillons aussi sur des projets de bateaux à moteurs avec des foils où l’on pourrait à puissance égale multiplier par deux le rayon d’action.

Cuplegend : Vous bénéficiez de l’appui financier de Thierry Lombard pour vous développer
JL : Thierry Lombard est un partenaire important mais le projet est conduit comme une entreprise. Nous sommes une startup. Nous étions cinq il y a quelques années. Nous sommes maintenant une vingtaine organisés en 3 pôles. Hydros Innovations qui porte notre savoir-faire. La fondation sur laquelle on crée des évènements et Hydros compétition. La Little Cup est pour nous un laboratoire d’idées. Nous souhaitons faire participer un maximum d’écoles et pour les projets les plus intéressants, les soutenir financièrement pour trouver un débouché industriel. A ce jour, il y a deux écoles françaises, une australienne, une chilienne et une canadienne. On verra ce qu’il en ressortira en 2015.

Cuplegend : Quels sont les liens que vous entretenez avec la « grande » Coupe ?
JL : Nous avons travaillé avec des équipes sur les précédentes éditions et nous sommes actuellement sollicités pour notre savoir-faire et nos outils de simulations par quatre d’entre elles pour travailler en exclusivité pour l’une d’entre elles sur la prochaine. Nous annoncerons bientôt avec qui.

Retrouvez l’interview ici :

http://www.cuplegend.com/2014/05/24/little-cup-2015-geneve-rencontre-jeremie-lagarrigue-denis-horeau/

Le forum Cuplegend/cupineurope : http://www.cuplegend.com/forum/viewforum.php?f=54

Merci à http://www.cuplegend.com/ pour cette interview.

Le saviez vous ? N°06

1962 : Hellcat I fut utilisé pour défendre la seconde Petite Coupe. Ce Classe C en contreplaqué, a servi de modèle pour fabriquer le moule de Hellcat II, son sister-ship construit en polyester (voir « Le saviez vous ? N°01, 02 et 03 »)

Le saviez vous ? N°05

1962 : L’unique point marqué par « Beverly » le Challenger américain, l’a été suite au dématage du Defender britannique « Hellcat 1 ».
Score final 4-1

Le saviez vous ? N°04

1963 : Les australiens expédient deux Classe C en Angleterre afin de sélectionner le meilleur, en vue d’affronter le Defender. Se révélant plus rapide que Matilda, c’est finalement Quest, qui gagne le droit d’affronter les Anglais sur Hellcat III.

Le saviez vous ? N°03

1961 : Après leur victoire aux États-Unis dans la première Petite Coupe, John Fisk et Rod Macalpine-Downie vendent leur Hellcat II pour payer leur voyage de retour en Angleterre. Autant dire que cette victoire fut la bienvenue !

Le saviez vous ? N°02

1961 : Hellcat II est mis à l’eau seulement une fois avant d’être expédié aux États-Unis pour le premier International Catamaran Challenge Trophy. C’était un mercredi midi d’août et c’était également la toute première rencontre entre deux Classe C en Grande-Bretagne. Hellcat (White et Fisher) contre Hellcat II (Fisk et Macalpine-Downie).

Le saviez vous ? N°01 

1961 : Hellcat II, le premier challenger britannique, et premier challenger tout court d’ailleurs, aurait dû être construit en sandwich verre/polyester/mousse, extrêmement novateur pour l’époque. C’est malheureusement un échec; le collage se délamine. Les coques sont finalement construites en classique polyester monolithique, chez Thames Structural Plastic.

ils ont dit - Conférence de presse Little Cup 2015 

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Ils ont dit :

Philippe Durr :
Parrain de la Little Cup 2015
Multiple vainqueur du Bol d’Or


« La Petite Coupe à Genève, c’est pour moi un rêve qui va se réaliser. »

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Thierry Lombard :

Fondateur d’Hydros
Associé Gérant Groupe Lombard Odier


« C’est un plaisir d’avoir la Little Cup, et je pense que Genève et le Léman, avaient toutes les raisons de l’avoir l’année prochaine. Bon vent ! »

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Franck Cammas (au téléphone) :
Vainqueur de la Little Cup 2013


« Le défi ce n’est pas de voler, mais de voler de façon stable. »

« Ce n’est pas forcément les foils qui trainent le moins, mais ceux qui sont les plus stable, qui sont devant. »

« Là où on l’on a le plus à gagner, c’est dans la capacité à manoeuvrer. Ce sont des bateaux qui vont tellement vite que les transitions, virements et empannages, coûtent très cher. »

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Denis Horeau :
Directeur de course de la Little Cup 2015

« Notre objectif pour 2015 est d’avoir plutôt 10 nations et 15 Classe C, que 7 nations et 11 bateaux, à Falmouth en 2013. »

« 1er objectif : permettre à des nouveaux teams de nous rejoindre. On a déjà des allemands, des italiens et des québecois qui y travaillent. »

« 2ème objectif : permettre au public de découvrir l’univers de la Petite Coupe, l’univers des bateaux qui volent, la technique, la technologie… »

« Et pour découvrir l’histoire de cette Petite Coupe, qui débute en 1961, on a souhaité faire un livre. Il sera rédigé par François Chevalier. »

« Une exposition sur les foils et sur les ailes, est en préparation. »

« Les régates se dérouleront à proximité du public, dans le “Petit Lac” »

« Egalement, donner beaucoup d’emphase à la présence des teams qui seront venus du Canada, des Etats-Unis, et de très loin, pour leur permettre, ici à Genève, de s’exprimer pleinement et d’avoir toutes les conditions matérielles pour faire les plus belles régates. »

« Nous sommes en contact avec l’univers de la voile en général et aussi avec l’univers de la Grande Coupe, que ce soit sur le plan du design team, des naviguants, et même des fournisseurs. »

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Vincent Hagin :
Président Swiss Sailing - Fédération Suisse de voile


« Quand on la chance d’avoir une dynamique, depuis de nombreuses années, dans le domaine technologiques, mais aussi des résultats, on ne peut pas, ne pas soutenir un tel évènement qui va dans cette continuité. »

« Swiss Sailing mettra à dispositions ses meilleurs individus, jaugeurs, juges etc… »

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Steve Clark :
Président de la Classe C


« Je suis impliqué dans la Classe C depuis un cinquantaine d’année grâce à mon père (Van Allen Clark, ndlr) qui participa aux premières ICCT (International Catamaran Challenge Trophy, ndlr). » 

« Je n’ai jamais assisté à une telle conférence de presse auparavant, c’est quelque chose de nouveau pour moi. Mon expérience était principalement de construire personnellement puis de naviguer à bord de bateaux insolites. »

« La Classe C est une des 3 plus anciennes Classe de catamarans au monde. Ce sont les bateaux les plus innovants et créatifs. »

« Nous sommes un tout petit groupe de passionnés, 20 ou 30 dans le monde, qui construisons et naviguons sur ces bateaux. »

« Je ne sais pas où sont les limites. Il y a de nouvelles techniques de construction, de nouveaux matériaux, de nouveaux principes d’ingénierie, tout ceci continu d’évoluer, et continuera. »

« Les bras de liaisons qui pesaient 30kg hier, en font 9 aujourd’hui. »

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François Chevalier :

Auteur du l’ouvrage sur l’histoire de la Petite Coupe.


« Aujourd’hui pour ce livre, je redessine tous les plans de l’histoire de la Petite Coupe, et généreusement, tout les architectes m’ont envoyés tous leurs plans. Ca va être un livre très très riche. »

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Jérémie Lagarrigue :
CEO Hydros
Vice champion du monde de Classe C


« J’avais un rêve qui était de participer à la Petite Coupe, et j’ai réussi à y arriver grâce à nos partenaires et à la technologie présente à l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, ndlr). J’ai lu il y a peu dans un bouquin, que, l’homme avait des rêve, et que la technologie était le moyen de décrocher nos rêves. »

« Pourquoi la voile intéresse tant les laboratoires comme l’EPFL ou d’autres, qui sont interessé par l’aspect innovation et technologie, c’est que, une technologie qui vient d’être développée dans un labo, peut être appliquée en moins d’un an sur un bateau comme un Classe C. Dans le secteur automobile, il faut entre cinq et dix ans pour être appliquée. Dans l’aéronautique il faudra entre dix et vingt ans, et dans le spatiale il faudra cinquante ans. »

« Le lien avec la Coupe de l’America est direct, des designers de la Petite Coupe ont été embauché pour l’aile de USA17 (et même pour le catamaran ailé Stars&Stripes en 1988, ndlr), des teams comme Groupama se servent de l’avancement technologique de la Petite Coupe pour montrer leurs savoir-faire, pour prouver à leurs partenaires qu’ils peuvent aller défendre les couleurs de la France dans la Coupe de l’America; Tous les designers qui ont travaillé avec nous, sont partis pour la plupart sur la prochaine America’s Cup. Donc il y a un lien autant technique que sportif, car on voit aussi des navigants transferés de l’une à l’autre… »

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